30.09.2009
Au feu, les pompiers
Or donc,
Comme annoncé dans les épisodes précédents,
Alors que j’étais en train d’agonir d’injures ce merveilleux notaire
Et mon amie la vendeuse bientôt sdf,
Il s’en passait de belles.

J’étais en classe, je vois le numéro du véreux s’afficher sur mon bi-bop.
« Vos gueules les morveux, c’est important, je dois répondre !
_ Oui, c’est Maître Jeprendstoutonfricjustepourconstituerundossierbidon.
Alors, faut que je vous dise.
Y’a un problème.
Pour l’appartement.
…
Un incendie
…
Bon, je vous rassure, la vente se fait quand même.
_ …
_ Madame ??
_ Enfant, bouche-toi les oreilles.
Toi aussi là bas dans fond !
Whaaaaaaaaaaaat the fuck ?!
_ …
_ Ké incendie ?
Il est dans quel état l’appart?
_ Ah ! Nan mais ça va, pas trop de dégâts sur votre bien.
_ Comment ça, « pas trop » ?
Tu vas me la raconter l’histoire là ou faut que je revienne pointer mon talon aiguille sur ta carotide ? »

En fait, c’est un pavillon au pied de l’immeuble qui a cramé.
Genre réduit en cendres le truc.
Ça c’est propagé au local à poubelles.
Toute la cour a fondu.
Les flammes ont léché la façade.
Et la chaleur a fait exploser une de mes vitres.
A ce stade, je voyais déjà la galère des assurances.
La nécessité de garder le contact avec la poufiasse menteuse.
L’ancienne propriétaire donc.
Qu’est plus mon amie, si t’as suivi.
Depuis qu’elle a essayé de me la faire à l’envers.
Genre, c’était pas assez compliqué jusqu’ici…
J’aurai bien trouvé un caniveau pour m’asseoir dedans et pleurer.
Mais j’étais en classe.

Alors j’ai juste essayé de faire comprendre la techtonique
A des élèves qui croivent que les îles, ça flotte.
Qui, à mon air navré, se ravisent.
Et annoncent fièrement : « Nan, mais je sais, en fait, les îles, ça flotte pas,
Ça a des racines, comme des nénuphars ! »
Mais oui Kévin…
Et le chocolat, il est vraiment emballé par des marmottes.
Bref.
Rouflaquette.
Après à peu près un milliard de coups de fils menaçants.
Il s’avère que la fenêtre devrait être changée dans la semaine.
Et qu’en prime j’ai gagné un ravalement gratos (enfin payé par l’assurance du voisin, c’est pareil).

Si toutes les galères pouvaient se finir comme ça !
Si Kévin pouvait enfin comprendre que le poisson dans la mer, il est pas carré et panné.
Si la poufiasse mentante pouvait avoir réellement débarrassé le plancher.
Si le notaire pouvait son boulot rapidement et sans encombre.
Si les copies se corrigeaient toutes seules.
Si mes cheveux pouvaient sécher en moins de 15h.
S’il pleuvait du champagne ce soir…
Ben ça me laisserait drôlement plus de temps
Pour faire des trucs drôlement rigolos…
02:20 Publié dans La maudissure | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : notaire nu, menteuse nu, incendie, pompiers, ravalement gratuit, assurance, fenêtre brisée, flamme, pompiers nus
29.09.2009
Youhou
Aujourd'hui, ça sera la journée des youhous.
Des câlins aux inconnus.
Des free hugs.
Des pluies de pétales de roses.
Et des rivières de Champomy.

Je laisserai même peut être l’enfant me faire une bise.
Le rugbyman, il me fait une bise quand il veut lui, qu'on s'entende bien...
Mais point trop n’en faut.
Faudrait pas que les gens s’habituent.
Alors dès ce soir,
en tête à tête avec l’ouvrier bulonnien postulant,
on va redevenir désagréable.

En vous remerciant.
01:03 Publié dans Nama, fille lumière | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : champagne ou champomy, free hugs, calins à des inconnus, inconnus nus, bouclier de brennus
28.09.2009
Tout va bien
C’est lundi.
Je suis encore obligée de quitter ma classe pour passer un coup de fil.
Ça fait vraiment chier.
Mais j’ai pas le choix.

Je dois absolument joindre le notaire.
Ce gros con de notaire.
Qu’a encore une fois pas fait son boulot.
J’ai passé le week-end à enrager.
A attendre ce lundi matin.
Ce coup de fil.
Pour enfin pouvoir lui hurler dessus.
Il aurait dû envoyer un courrier à ma banque.
Un appel de fond ça s’appelle.
C’est pas comme si je lui avais pas téléphoné pour lui rappeler.
Pour lui demander de le faire vite.
Par fax même.

Sans ce courrier, la banque n’a pas pu me donner le chèque d’un million de milliards de sous.
Et ça ne sert à rien de signer ce soir.
Les banques sont fermées le lundi.
Même si je vais chercher la lettre et qu’il l’écrit sous la menace.
Ça sera inutile.
Il va falloir décaler la date de la signature.
Encore une fois.
Par la faute de son incompétence.
Il va falloir annuler tous les rendez-vous pris dès demain pour les travaux.
Je vais pas y arriver.
Rien ne sera prêt à temps.
Pour le déménagement.
J’ai juste envie de revenir à y’a 4 mois.
A y’a 1 ans.
Quand j’ai décidé de chercher.
Cet autre appart.
Qui devait être tout mieux.

Mais en fait.
On est samedi matin.
Je suis dans le hall de la banque.
Il est très tôt.
Avant 14h, c’est trop tôt le matin, de toute façon.
Je finis ma nuit.
Et une bouffée délirante de trouille monstrueuse m’a envahi.
Quand la dame au guichet m’a demandé d’attendre.
Alors que je devais juste récupérer mon chèque.
Celui d’un milliard de millions de sous.
Ça ne devait être qu’une formalité.
Alors pourquoiiiiiiiiii ?
(Moundir, sors de ce corps!)
Ben pour rien.
Elle voulait me voir entre deux rendez-vous.
Pour me féliciter.
Me le remettre en mains propres.
Ce chèque qui me rend pauvre pour 25 ans.

Si tout va bien, je signe ce soir.
Si tout va bien, ce soir, la fille sera partie.
Si tout va bien, ce soir, je peux enfin passer les chiottes au napalm.
Si tout va bien, ce soir, je suis assise par terre dans un appart vide.
Si tout va bien.
Pour la larmichette,
faudra attendre que j’aie le cul posé sur un canapé confortable,
au milieu de mes meubles et dans un appart refait à neuf…
Faudra attendre un peu donc…
02:55 Publié dans La maudissure | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : moundir, pourquoi, banquière nue, téléphone, notaire nu, signature
25.09.2009
Massacre à ma tronçonneuse
Le problème, dans les petits apparts, c’est que tu optimises l’espace.

Enfin, c’est pas un problème en soi.
C’en est un quand tu commences à sortir des choses rangées dans des endroits improbables.
Pour les mettre dans des cartons.
T’es tout d’un coup envahi.
T’as beau jeter un tas de choses inutiles, une fois qu’il est sorti de sa cachette, l’objet est au milieu du chemin.
Et ça, c’est le meilleur moyen de se vautrer dessus.
(Je te rappelle que c’est la fille
qui s’est fracturé une omoplate et perforé un tendon
en tombant de son lit qui parle…)
Ou pire, tu risques de te cogner violement le petit orteil dedans !

J’étais donc confrontée à un problème de place.
Une seule solution s’offrait à moi :
Bazarder le canapé.
Ce vieux truc immonde et inconfortable que je me traine depuis 10 ans.
Faute de sous et de place pour en changer.
Il était bien entendu convenu qu’il vivrait ses dernières heures dans l’appart au moisi,
et qu’il serait interdit de séjour dans la nouvelle maison de moi.
Du coup, pourquoi ne pas m’en débarrasser avant l’heure ?
Ça fait de la place.
Et ça fait plaisir.
C’était devenu impossible de dormir dessus.
Il se sentait une âme de balançoire plus que de convertible.
Et même quand tu voulais juste t’asseoir dessus, t’avais les lattes tatouées dans les fesses au bout de 10 minutes.
Tous les plaids et les montagnes de coussins du monde n’y pouvaient rien changer.

Pour lui, les dés du destin étaient donc jetés.
J’ai mis fin a sa longue agonie un soir de la semaine dernière.
Mais pas de n’importe quelle manière.
Il est mort de sa belle mort.
Avec classe.
Et scie sauteuse.
Faut savoir que je suis le genre de fille à préférer crever dans un caniveau plutôt que de demander de l’aide.
En même temps, la dernière fois que j’ai essayé d’appeler au secours, je faisais un choc anaphylactique, j’arrivais plus à respirer, donc plus à parler, et la bande de pochtrons supposément amis s’est foutue de ma tronche, croyant que pour une fois, j’étais bourrée.
Bref, j’ai décidé de déglinguer le canapé toute seule comme une grande fifille.
Déglinguer les trucs, je sais faire.
Les porter sur trois étages aussi.
Sauf que le caisson du convertible, ils l’ont sculpté en marbre d’ânes morts massif…
Seule solution :

Crois moi que j’ai pris mon pied à découper ce canapé de malheur en mille morceaux…
Les copaux de bois volaient en tous sens.
Et je riais du rire hystérique des grands méchants dans les dessins animés…
Et c’était boooooonnnn !
01:52 Publié dans Nama, fille lumière | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : pettis espaces, aménagement, canapé, clic clac, scie sauteuse, tronçonneuse, massacre
24.09.2009
Rebondissement
Alors, où qu’on en était resté ?
Ah oui, je pointais un talon aiguille menaçant vers les parties intimes du notaire…

Déjà, faut savoir que c’est pas la peine de se pointer à l’office notarial le lundi à 9 heures.
Parce que le notaire, il se pointe pas au boulot avant 11h30 tu vois.
Le temps de rentrer de sa maison de campagne j’imagine…
J’ai donc passé deux heures à sauter à la gorge de quiconque passait la porte des bureaux.
Ça n’a pas arrangé mon état de nerfs cette attente…
Alors quand il a finalement affiché son museau enfariné, le notaire, il a entendu parler du pays.
Et au milieu de son imbroglio d’excuses foireuses, j’ai fini par comprendre que certes, il était incompétent,
Mais que c’était la vendeuse qui lui avait monté un bateau.
Elle lui a raconté que j’étais d’accord pour décaler la date de la signature.
La sale menteuse !
La poufiasse !

Elle qui l’a joué « viens soyons copines, boivons un verre et je te raconterai tout sur les voisins »…
Elle me l’a fait à l’envers.
Evidement, j’ai continué à crier très fort mon mépris au notaire qui n’a pas pris la peine de me passer un coup de fil pour vérifier.
Comme il sanglotait, il a pas réussi à téléphoner à la vendeuse pour fixer un rendez-vous de signature définitive.
Et moi je voulais pas quitter son bureau au moins aussi poussiéreux que lui sans avoir une date.
Alors j’ai téléphoné.
Plus une once de copinerie ou de pitié en moi.
Franchement, et je l’ai déjà dit, je sais pas dire non.
Alors elle m’aurait demandé comme un service de repousser un peu la date de la signature,
Même si ça m’embêtait, j’aurai dit oui.
On aurait trouvé une solution.
Mais la jouer roublarde et me mettre dans la merde, que nenni.

Ça fait trois mois qu’elle sait qu’elle doit libérer l’appart pour le 24,
Que ce soit simple ou pas, elle se démerde pour le faire.
Qu’elle soit SDF pendant 15 jours, c’est pas mon problème.
Elle était prévenue, elle a mal géré, tant pis pour elle.
Et donc, au téléphone, elle essaye encore de grappiller du temps.
Parce que la pouffiasse n’a pas encore levé le petit doigt pour organiser son déménagement.
Quand je lui réplique qu’y a pas moyen, que j’ai les ouvriers qui débarquent.
Elle me rétorque que
Bon, d’accord, elle va faire un effort…
Mais les travaux, c’est juste dans le salon, alors elle peut entasser tous ses meubles dans la chambre…
Ça va pas la tête ??? !!!
C’est chez moi à partir de jeudi !
Il faut partir maintenant madame !
Aller, tu dégages !

Finalement, pour ne pas rater le boulot et m’afficher auprès de l’inspectrice,
Et pour être sure qu’elle aura bien déménagé son bordel,
On a fixé la signature à lundi soir.
Mais lundi soir,
croyez moi les amis que si il y a le moindre meuble
ou le moindre carton qui traine,
il finit sur le trottoir.
Episétou !

Demain,
ou après que je me sois faite agresser
puis voler mon chèque de banque d’un milliard de sous,
je te raconterai comment
pendant que j’étais en train de pourrir ce cher notaire,
mon futur immeuble a été la proie des flammes…
Tu commences à saisir le concept de maudissure maintenant, lecteur ?
01:01 Publié dans La maudissure | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : sdf, signature définitive, pret immobilier, notaire véreux, gens incompétents, menteuse, poufiasse
23.09.2009
Voilà pourquoi
Voilà pourquoi je marche crochu.
Quand je suis à plat.

Voilà pourquoi je me casse la gueule.
Si j’ai pas de talons.
Ça tombe bien, les chaussures plates, c’est laid.
Des années que je m’évertue à l’esspliquer à tout le monde.
Que j’ai mal aux pieds dans des basquets.
Que je suis plus stable perchée sur des talons.
Et je vois bien que personne ne me croit vraiment.

Mais j’ai enfin l’explication scientifique.
Ha ha !
La preuve est là !
Dixit le docteur des riches, pour marcher à plat, il faut que je mette ça :
Glamour, glamour, quand tu nous tiens !
Alors, bon, je crois que je vais continuer comme ça.
Et pas beaucoup marcher à plat.
Voire plus du tout.
D’autant que ça va pas du tout avec mes nouveaux escarpins rouges putassiers…
01:44 Publié dans Loose du corps pourri | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : semelles orthopédiques, stiletos, escarpins rouges, rouge pute, mort aux ballerines
22.09.2009
Adoucit les moeurs
Il parraît que la musique sert à ça aussi...

C'est pour ça que ça n'a aucun rapport.
Qui a dit qu'il fallait être cohétente quand on est une fille?
j'offre une paire
d'applaudissements
à ceuzes qui trouvent
quels films.
(ça se voit, là, que j'aime pas les jeux?)
01:52 Publié dans Pour les yeux, les oreilles (et le cerveau?) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.09.2009
Péripétie
Au pays de l’immobilier, il s’en passe des choses…
Et avec moi, les choses se passent rarement comme prévu.

Ha, ça, je m’attendais à avoir des galères avec les ouvriers bulonniens.
Avec les déménageurs même pas bretons aussi.
C’était tout prévu.
J’étais préparée psychologiquement.
Sauf qu’on n’en est pas encore à cette étape là.
Et qu’il y a déjà du gros problème à l’horizon.
Pour récapituler, la date de la signature définitive pour mon appart a été fixée au 24 septembre.
Cette semaine donc.
Le notaire a un délai de trois mois pour ramasser toutes les pièces du dossier.
Et pour simplifier l’histoire, on a fait appel au notaire qui a déjà vendu cet appart.
Qui a donc le dossier complet quelque part dans ses archives.
Il est donc payé très cher pour pas grand-chose.
Ça m’énervait un peu.
Mais bon, on est obligé de passer par ces voleurs professionnels, donc ils abusent un peu sur les prix.
La loi du marché, qu’il paraît.

Or, y’a plus de deux semaines, étant sans nouvelles du dit voleur notaire, j’entreprends de m’enquérir de l’heure du rendez-vous.
Histoire de pouvoir être là, et pas en classe quoi.
Mais j’ai jamais réussi à le joindre.
C’est raconté là.
Tout le monde était sur le coup, agence immobilière comprise.
Et vendredi, c’était l’apothéose : on me raccrochait au nez !
J’ai appelé 25 fois, 25 fois on m’a raccroché à la figure.
Un peu énervée, je décide de passer à l’agence immobilière.
Je leur tape le scandale qu’ils m’ont conseillé un notaire véreux,
Qu’ils auraient dû s’inquiéter aussi de pas avoir de nouvelles,
Que leurs tentatives de les joindre par fax ont rien donné,
Qu’ils ont intérêt à me trouver une solution,
Et plus vite que ça !

Le seul conseil utile qu’ils ont pu me fourguer,
au milieu de leurs plus plates excuses et de leurs ça se reproduira plus,
c’est de tenter le recommandé directement adressé au patron de l’étude.
Parce que oui, Maître Jeprendstoutonfricjustepourconstituerundossierbidon, est notairement notoirement incompétent.
Alors que Maître Granpatrondénotaires peut m’arranger l’affaire, ou au moins souffler dans les bronches de son personnel inapte.
Sauf qu’il me reste 3 jours ouvrables les amis…
Alors certes, l’accusé de réception, c’est toujours mieux comme preuve que la facture détaillée de mon portable…
Mais ça fais être chaud là !
Seule solution :
Faire un sitting devant le bureau de Maître Granpatrondénotaires.
Et n’en partir que quand j’aurai des explications.
Et une date de signature.
Qui sera jeudi.
J’ai dit !
(En fait, jusqu’à lundi, ça me va, mais bon, j’ai signé un contrat qui dit jeudi, alors merde !)

Sauf que, comme tous les gens à qui on accorde déjà difficilement un prêt immobilier, j’ai un travail moâ.
Et je vois mal comment justifier que je laisse mes élèves seuls une journée pour obtenir une attestation pour pouvoir m’absenter deux heures jeudi…
C’est alors que j’ai téléphoné à mon directeur.
J’ai un peu abusé de sa gentillesse.
En fait non.
Il était vraiment ravi de pouvoir aider la demoiselle en détresse.
Il s’est senti fort et viril.
Et s’est dit que finalement, ça avait servi à quelque chose de me baver dans le décolleté depuis 7 ans…
Toujours est-il que mon absence restera entre nous.
Et les 16 collègues...
Et les 22 élèves…
Et les au moins 44 parents d’élèves…
Il m’a même dit que j’étais jamais absente, alors que certaines prenaient 15 jours au moindre cor aux pieds.
La preuve que le bas couture lui monte à la tête à lui.
C’est vrai que je suis jamais malade.
Mais qu’est-ce que je peux me péter comme articulations…

Bref, en ce moment, je sèche les cours
Et mes bas coutures, mon décolleté,
mon air froid, mon regard glacial et moi,
On montre à l’équipe d’incompétents
De l’étude créée en 1687,
De quel bois se chauffent les sibériennes.
01:08 Publié dans Nama, fille lumière | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : notaire véreux, agence immobilière, c'est la merde, j'vais leur péter les genoux
18.09.2009
Ah, merci bien !
Ce matin, j’ai dû me lever encore plus tôt que mes aurores habituelles.
La faute au président.
Même pas pour de rire.

Le petit teigneux n’avait rien de mieux à faire aujourd'hui que venir se pochtroner à la banlieue.
Il visite en ce moment l’hôpital qu’est tout collé à mon école où que je travaille.
Et je me demande encore pourquoi on a besoin d’un chef d’état pour célébrer une 2 500ème greffe du foie…
C’est faire bien du bordel pour montrer sa trogne à la tévé.
Ça fait trois jours que les syndicats de l’hosto manifestent contre son honorable venue.
L’établissement est en état de siège tellement les mesures de sécurité sont excessives.
Des transplantations sont annulées à cause de ça.
Et tout ce barnum devrait coûter dans les 200 000 €.
Soit le prix de 8 infirmières sur un an.
Mais qui a besoin d’infirmières, hein…

Les syndicats ont prévu d’exprimer leur mécontentement à cette occasion,
mais il semble que les forces de l’ordre soient peu disposées à les laisser s’exprimer.
Va y’avoir des trucs à mater par la fenêtre, moi j’dis…
Et j’en aurai bien profité pour enseigner à mes élèves le lancer d’enclumes,
si seulement mes fenêtres donnaient sur la cour de l’hôpital…
Mais le truc vraiment impardonnable, c’est que j’ai dû me lever übber tôt.
Parce que la ville est bouclée.
Donc encore plus bouchée que d’habitude.
Que j’ai dû me garer à 3km de l’école.
Et porter mon quintal de livres et de cahiers sur cette distance…

Alors merci bien mister president.
Mais on t’a pas demandé de venir, tu sais…
PS: C'est pas Où est Charlie ici,
Si tu as trouvé où je bosse,
T'as rien gagné...
02:47 Publié dans Nama, fille lumière | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : nicolas sarkosy, visite présidentielle, ap hp, hopitaux de paris, greffe du foie, célébration
17.09.2009
Quête du graal
Tu sais, lecteur, tu vas en bouffer de la péripétie immobilière…

C’est que j’ai déniché récemment un coin de grange pas trop moisi pour y habiter.
Que j’ai encore le vertige quand je pense que je vais me trainer ce boulet sur 25 ans…
Que normalement, je devrais en avoir les clés la semaine prochaine.
Comme j’ai fait brutalement connaissance avec ma nouvelle inspectrice, Mme Peaudevache, qu’est très tatillonne, je voulais faire mon courrier pour lui demander l’autorisation de m’absenter.
Parce que le Big Day de la signature était en plein pendant les jours où je travaille.
Je passe donc à l’agence immobilière m’enquérir de l’heure du rendez-vous solennellement notarial.
Et là, la secrétaire ma sort que, bah en fait, on va repousser la signature parce que ça arrange la vendeuse.
Parce que ça arrange la vendeuse…
Ranafout’ que ça arrange la vendeuse, j’y dit, j’ai les ouvriers bulonniens qui débarquent le lendemain de la signature, arrange-moi vite ce bordel !

De terreur, elle pleure un peu, puis finit par m’avouer son incompétence en ce domaine.
Me renvoyant pour plus de détails à M. Jeprendstoutonfricjustepourconstituerundossierbidon, le notaire.
Que je harcèle donc de coups de fils menaçants.
J’ai d’abord essayé ceux où que tu respire très fort dans le combiné.
Ça n’a pas eu d’effet.
Mais j’ai peut être un peu émoustillé la secrétaire, puisqu’elle a fini par me rappeler.
Mais elle non plus n’a pas la réponse.
Je continue donc mon harcèlement téléphonique.
En attendant, je pars à la recherche d’ouvriers bulonniens.
Parce que j’ai menti.
Oui, je sais, c’est mal.
Vazy, punis-moi…

J’en ai pas vraiment qui débarqueront le lendemain de la signature.
Même s’il faudrait.
Rapport aux délais et que j’ai pas envie de vivre dans le plâtre ou d’abattre la cloison moi-même.
Donc, il va me les falloir efficaces, pas cher, et disponibles immédiatement mes bulonniens.
Ben cherches pas, c’est encore plus difficile à trouver qu’un mec !
Je vais être obligée de pas être trop regardante sur la marchandise…
J’ai même rappelé les bulonniens du travail bâclé du dégât des eaux.
C’est tout dire…
01:01 Publié dans La maudissure | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : immobilier, ouviers, voyage en bulonnie, faire des travaux, notaires verreux, entreprises du bâtiment

































