30.04.2009
Bulle
Or donc, je fréquente les kinés depuis un moment.
Maladie neuromusculaire de merde oblige.
Et il se trouve que parmi l’équipe de gens que je paye pour me tripoter, y’en a un que je ne fais que croiser.
Un mélange de Satya et de Mohider Suresh.
Avec ma bave à ses pieds.

Depuis deux ans, c’est, « comment ça va ? », « qu’est ce qui vous est encore arrivé ? » (trop facile celle là avec moi…), je te regarde les fesses quand tu te retournes, grands sourires et regards francs.
Je minaude et tu minaudes quoi.
Le petit truc qui fait Gidzzzit.
Mais qu’on n’explorera pas.
Parce que c’est trop agréable d’en rester là.
Et puis la semaine dernière, c’est avec lui que j’avais rendez-vous.

Ça ressemblait à un premier rendez-vous, sauf que j’ai pas fini entièrement nue.
Mais l’ambiance était moyen romantique en fait.
C’est de douleur que je geignais.
Et du mouvement d’épaule, et du changement de posture, et du « respirez si ça fait mal », et du « baissez l’épaule », et du « serez les omoplates ».
Oui.
Tu te dis que quand on inspire fort, qu’on baisse les épaules et qu’on serre les omoplates,
ça te fait le tour de poitrine de Lolo Ferrari.
C’est pas faux.
Mais c’est même plus drôle.

Après cette musculation active et tous ces efforts intenses, j’ai droit à un massage pour décontracturer tout ça.
Nan, pas youpi.
Passque c’est du massage qui fait mal.
Mais qui fait du bien.
A terme.
Ce qui n’empêche pas de passer un mauvais quart d’heure.
Donc, je m’installe sur la table de torture.
Il empoigne l’huile de massage.
Jusqu’ici, tout va bien.

Et là.
C’est le drame.
Il me demande s’il peut me retirer mon soutien-gorge.
Surprise.
Gêne.
Stupeur.
Tremblement.
Pas parce qu’il n’aurait pas dû me l’enlever.
Mais parce que les kinés te traitent un peu comme un tas de muscles froids, donc ils ne demandent pas.
Ils te décrochent le soutif sans prévenir.
Mais, tout timidement, il avait demandé ma permission.
Ça a créé une bulle d’érotisme.
Un moment de tension voluptueuse.
J’ai essayé de ne pas trop penser à ses mains habiles qui courraient dans le bas de mon dos...

Et comme une bulle de savon, ça a fait « plop ! ».
Quand il a commencé à parler de la pluie.
Pour cacher son trouble.
Bien sûr.
Mais c’est bien les bulles de savon, en fait.
00:12 Publié dans Sexydicule | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : massage, fesses, soutien gorge, kiné sexy, bulle d'érotisme
29.04.2009
Tous les gens
Ont un super pouvoir.
Tous.
Sans exception.
Même un super pouvoir débile.
Surtout un super pouvoir débile.
J’ai une amie capable de déterminer si un gars est slip, caleçon ou boxer rien qu’à sa voix.
Ça sert à rien.
On est bien d ‘accord.
Mais elle a 100% de réussite quand même !
Respect quoi.
Et puis il y a d’autres gens.
Qui ont aussi des super pouvoirs.
Tout le monde en a, j’te dis !
Certaines filles ont le pouvoir, sans rien faire de significatif, de te faire te sentir très mal.
Mais oui, toi aussi, tu en connais.
Cherche bien.
Voilà !

Celles qui d’un regard, d’un mot ou d’un mouvement de tête te donnent l’impression d'être une sous-merde.
En un quart de secondes, tu redeviens la grosse à lunettes et appareil dentaire.
T’as douze ans, de l’acné, un jogging fushia trop court avec impression en mousse-relief.
Et tu la regarde avec toute ta pathéticité dans les yeux.
Elle qui est belle et populaire.
C'est la reine des pom-pom girls.
Elle qui ne t’ignore même pas.
Pour ça, il faudrait qu’elle sache qui tu es.

Bien sûr, tu t’en veux d’être touchée par ça.
Bien sûr, tu sais que c’est toi qui lui donne ce pouvoir.
Et en plus, elle ne le fait surement même pas exprès.
Tu es trop insignifiante pour ça.
Et c’est encore pire.
Aujourd’hui, j’ai décidé de ne voir que les gens que j’ai envie de voir.
De n’aller qu’aux soirées où j’ai envie d’aller.
Et ça fait plaisir.
15:27 Publié dans Nama, fille lumière | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : super pouvoir, pom pom girl, slip caleçon boxer
27.04.2009
Escapade
Bon, comme tu sais, j’ai moisi mon épaule de la manière la plus ridicule qui soit.

Que trois mois après, un coup j’ai plus mal, un coup j’ai très mal.
Que ça fait chier, mais d’une force…
Que j’ai plus de vie parce qu’après le boulot, je me rends chez le kiné, et que ça me fait rentrer chez moi à 21h.
Et qu’après, ben c’est la soirée de follaï qui commence : une soupe, ma bouillotte et au lit.
Parfois, j’ai du courage et dans ce programme, j’arrive à corriger des copies pendant presque une demi-heure avant de m’endormir en sursaut.
Tu vois.
Youhou, quoi.
Trop la fête.
C'est tous les soirs le réveillon!

Puisque ma kiné que j’aime d’amour materne en ce moment, on m’a collé avec une de ses coupines.
Qu’a un planning hyper chargé et qui me refile parfois à ses collègues.
Genre j’adore me dessaper devant n’importe qui…
Mon flamby abdominal et moi, on a vachement souffert de cet exhibitionnisme forcé, je peux te le dire.
Et c’est encore pire quand, d’un mouvement forcé d’épaule, t’as le néné qui s’échappe du soutien gorge.
Il y a certaines choses qui ne s’achètent pas.
Pour tout le reste, il y a Nama.

Parce que oui, on dirait pas comme ça, mais j’ai la mamelle timide figure toi.
Même que j’avais prévu le coup et que j’arbore
à chaque fois le soutien-gorge le moins glamour possible.
Genre celui qui pourrait envisager de garder toute la marchandise inside même après quelques mouvements un peu gymniques.
Même qu’à force, les gens du cabinet de kiné, ils doivent croire que j’ai qu’une paire de sous-vêtements…
Mon bon, passer pour une indigente de la lingerie, c’est moins pire que d’avoir Robert et René quoi te font coucou en passant par-dessus le bonnet froufrouteux…

Sauf que Robert en a décidé autrement.
Jaloux de René, surement.
Il veut s’exposer.
Et crois-moi que quand t’as la tête en bas en sous-vêtements, c’est difficile de garder ta pudeur.
Conasse d’attraction terrestre!
Ca va que je laisse ma dignité sur la chaise avec mes fringues, pour faire des roulades sur le tapis avec une baballe ou jouer avec des altères.
Mais merde, quand même, c’est pas la classe quand Robert se fait la malle…

Surtout quand immédiatement après, le gars me propose un massage du pectoral…
00:19 Publié dans Sexydicule | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : nichon, néné, nichons à l'air, soutien-gorge, kiné, massage pectoral
24.04.2009
Leçon d'autostop
Rien à raconter, à part le contraire de ça.
J'ai le droit d'être contradictoire.
Je suis une fille, bordel!
Mais ça serait pas très rigolo.
Alors que Cary Grant est drôle.
En plus d'être beau.
Clodette Colbert n'est pas très belle.
Mais elle se fout de sa gueule avec classe et élégance.
Ca rattrappe tout.
Tout?
On va dire que oui.

Ce petit décoiffé, ça fait frétiller mes ovaires pas vous?
00:23 Publié dans Pour les yeux, les oreilles (et le cerveau?) | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : pouce, jambe, bas, foutage de gueule, classe
22.04.2009
Pour réussir dans la chaussure

Loin de ce qu'un vain peuple pense,
La souplesse du veau,
Du poulain, du chevreau,
N'a dans cette affaire aucune importance,
Foin des réclames tapageuses
Pour vanter des souliers,
Si la vendeuse
Est capiteuse
Et connaît son métier !
Et c'est pourquoi j'ose prétendre,
Croyez-moi que souvent
A Paris la façon de vendre
Vaut bien mieux que ce qu'on vend.
{Refrain:}
Pour bien réussir dans la chaussure,
Portez tout simplement
Un corsage dont l'échancrure
Laisse voir des trésors charmants,
Le client qui plonge dans l'ouverture,
Grisé, dira : Ca y est !
C'est tout à fait ma pointure
C'est exactement la paire qui m'plait !
Au lieu de faire un tas d'épates
Qui rasent le client,
Venez en souriant
Vous mettre à genoux vite à quatre pattes,
Dès qu'il verra votre plastique
Alors il achèt'ra
Sans une critique,
Dans la boutique,
Tout c'qu'on lui présent'ra,
La première note de la gamme,
C'est le do est-ce vrai ?
De même, le dos de la femme
Est l'premier de ses attraits.
{Refrain}
00:56 Publié dans Pour les yeux, les oreilles (et le cerveau?) | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : chaussure, décolleté, nichons, cul, corsage, échancrure
21.04.2009
Béate
Se réveiller à son heure.
Ne pas s’habiller.
Mettre de la musique.
Préparer le petit dèj’.
Revenir sous la couette.
Ça sent la lessive.
Ouvrir la fenêtre en grand.
Frissonner et s'emmitoufler.
Grignoter ses chouquettes accompagnées d’un chocolat chaud.
Sentir l’odeur de la pluie.
Laisser la fenêtre ouverte, même s’il pleut un peu à l’intérieur.
Glaner les derniers grains de sucre du paquet de chouquettes.
Ne pas débarrasser.
Ne pas se lever.
Attraper un bon livre et enfin le terminer.
Avoir le temps.

Rentrer chez soi.
Mettre un poulet à rôtir au four.
Avec des patates.
Qui vont confire.
Débrancher les téléphones.
Eteindre l’ordinateur.
Lancer le dvd.
Sentir le poulet qui dore.
Regarder Cary Grant et Joan Fontaine.
Gouter à la peau croustillante et aux patates fondantes.
Relancer le lecteur.
Admirer Katharine Hepburn.
Aller se coucher.
Rêver en noir et blanc.

Sortir faire une course.
Flâner en chemin.
L’eau de l’écluse, le soleil, l’ombre, les fleurs.
Ça embaume.
Finalement, s’installer sous une glycine.
Plutôt que faire ce qu’on devrait.
Commencer un nouveau bouquin.
Ne pas bouger avant que le soleil se couche.

C’est inquiétant le bonheur sans vrai gens dedans ?
En tout cas, c’est bon les vacances…
00:21 Publié dans Nama, fille lumière | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : lire, glycine, bonheur, ciné, chouquettes
20.04.2009
à propos des oeufs
Aller lecteur.
On va se culturer un peu là.
C’est que la période s’y prête.

Si la perruque rose et le jeu de la boule sont devenus mes nouvelles traditions de week-end pascal, je me suis rendu compte que l’œuf était délaissé.
Ha oui, comme pour Noël, les orthodoxes ont pas le même calendrier.
Ca fait que Pâques était ce week end.
Je vous épargne tout le blabla théologique.
J’m’y connais point en vrai.
Mais en traditions à la con, j’ai été abreuvée.
D’abord, pour préparer la fête, la fille de la famille se coltine le ménage à fond de toute la maison.
(Quoi ? C’était un piège ? Je me serai fait avoir ?)

Ensuite, c’est le grand moment de la décoration des œufs.
A l'origine les œufs étaient peints en rouge (symbole du sang de l’autre Jean-Claude et de la vie nouvelle).
On les cuits enrobés de pelures d'oignon, ça rend rouge et joliment nervuré.
On teint aussi les œufs aussi en vert, bleu, jaune, on les colorie, on écrit des messages dessus…
Limite on se la joue Fabergé.
Le jour de Pâque tout le monde va chez des parents ou des amis pour s’échanger des œufs.
C’est un grand moment pour les enfants, on se ballade avec un panier et on récolte des œufs décorés chez les voisins (Halloween style).
En offrant un œuf à quelqu’un les Russes disent toujours : « Jésus-Christ est ressuscité » et il faut répondre : « En vérité il est ressuscité », mais en russe, forcément.

Puis il faut s’embrasser trois fois sur les joues.
On va aussi au cimetière pour déposer des fleurs et des œufs sur les tombes des parents.
Après le baffrage interminable en famille, on peut enfin faire la bataille d’œufs.
Tous les joueurs (surtout les grabataires et les mioches) prennent un œuf et frappent la pointe de leur œuf l'un à l'autre.
Celui qui garde la coquille de son œuf intacte est vainqueur et ça lui porte bonheur.

Alors, qui est prêt à en découdre ?
00:14 Publié dans Nama, fille lumière | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : oeufs, pâques, pâques russe, oeufs décorés
17.04.2009
Ma nouvelle idole
Comme tu sais, c'est les vacances.

Le temps des grasses mats.
Des feux de l'amour.
Et des docus débiles.

C'est dans la télé que j'ai rencontré ma nouvelle idole.
Classe, distinction, bon goût et gros nichons.

Une fille qui décide que sa vocation est de ressembler à la trainée de la ville, forcément, ça me parle.
Ok, elle chante de la country.

Mais elle assume ses énormes nibards.

"Si Dieu m'en a pourvu, c'est pour que je m'en serve".

Une qui arbore des coiffures peroxy-choucroutées improbables à base de cheveux d'autres gens.

Une pour qui la vulgarité vestimentaire est une qualité.

Une qui aime son chirurgien plus que de raison.

Une qui fait des émules.

Dolly Parton, tu entres dans mon panthéon.
00:16 Publié dans Sexydicule | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : dolly parton, classe, distinction, gros nichons
16.04.2009
Une petite faim?
15.04.2009
Le chat, cet animal gracieux
Vous faites comment vous, quand vous rentrez de week-end ?
Vous savez, ce moment où on est bien content d’être de retour chez soi, mais où on est bien fatigué de son week-end et des bouchons…
Celui où on commence à vider son sac, et puis qu’on a la flemme.
Alors on le laisse ouvert, avec le fond de bordel dedans.
Las de son harcèlement, on nourrit le chat
(qu’est toujours pas mort de faim en mon absence, faudrait qu’il fasse un effort là-dessus).

Et puis on finit par se coucher, en procrastinant.
De toute façon, faudra se mettre au ménage le lendemain…
Dans la nuit, on entend le chat qui farfouille dans le sac.
Qui tourne en rond.
Et s’installe pour la nuit.

On pense aux poils qu’il va coller sur notre petit pull noir.
Mais c’est la nuit.
On va pas se relever pour ça quand même.
Merci à l’inventeur de la brosse décolle poils.
Plus tard, le chat vient jouer les bouillottes à nos pieds.
On se dit « Ah bah quand même, j’ai manqué à quelqu’un ! »

Le matin venu, il faut bien s’attaquer au vidage du sac.
Et découvrir que le chat avait vomi sur les chaussettes…
Pour sur,
c’est pas un truc
qui arriverait
à l’homme le plus classe du monde…
00:19 Publié dans Nama, fille lumière | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : poils, voyage, pin up, vomi, chat, poils et chatte, valise

































