27.11.2008
L’enfant sauvage
On a un nouvel élève dans l’école.
Il a un peu du mal à s’adapter.

Terry, c’est le trouble du comportement puissance dix mille.
Une grosse boule de colère et de violence, du haut des ses 10 ans.
Incapable de s’asseoir ou de tenir debout plus de trente secondes d’affilée, il se sent agressé par tous et tout le temps.
On ne parle même pas de lire ou de faire un exo de maths sur un cahier.
On a du mal à le cadrer et à le cerner, parce que Terry refuse d’entrer en contact avec nous, comme les autistes.
Il a exclu les adultes de son univers.
Tout simplement.
Et si on insiste trop et qu’on le fait vraiment chier, il fait la seule chose qu’il sait faire : il frappe.
Alors nous aussi on a du mal à nous adapter à Terry.

Mais il faut dire que Terry n’a pas mis les pieds dans une école depuis le mois d’avril dernier.
Terry a fugué de chez son père qui lui a fait de si jolies traces de brulures de cigarettes autour des yeux.
Terry était sdf.
Alors il s’est retrouvé à vivre au milieu d’une bande de loups jeunes de 16 à 19 ans, dans un parc près de la porte d’Orléans.
En meute, ils ont survécu.
Avec leurs règles, leurs cartons, et ce qu’ils ont dû faire pour manger.
Neuf mois de cette vie là.
Terry ne sait plus parler.
Ne sait plus regarder les gens.
Ne sait plus vivre avec les gens.
La meute a fini par être ramassée par les flics.
Terry a été placé en famille d’accueil.
Et on l’a collé à l’école à plein temps…

C’est là qu’on relativise que Jean-Mouloud et Sophie aient foiré leur contrôle d’orthographe, ou qu’on aie encore du moisi sur nos murs…
PS: Si la dernière photo vous plait, allez jeter un oeil sur:
www.666photography.com/
23:55 Publié dans Maîtresse ² | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : fugue, violence, enfant sauvage, fouet, cirque, école, meute
26.11.2008
Mes nénés en gros plan
Tu te rappelles que mon corps humain pourri, il aime bien me faire des blagues pas drôles.
On en était donc à la boule de gras dur dans mon néné de gauche, Robert.
Et à ma joie de devoir encore perdre du temps et des sous dans des examens médicaux désagréables, couteux et très probablement inutiles.
Ben voilà.
C’était ce matin.
A l’endroit où ma Pussy doctor m’a forcé à aller.
Où on m’a donné rendez-vous à l’aube, et où on m’a fait attendre une demie heure, parce que les médecins, eux, n’arrivent pas aux aurores.

Etape1 : La mommomgraphie
Une dame aux mains très froides et à l’haleine café-clope te positionne dans la machine, qui t’écrabouille le sein jusqu’à ce qu’il ressemble à une sorte de crêpe de 3cm d’épaisseur.
Vu que c’est pas exactement prévu pour avoir cette forme là, ça fait plutôt pas du bien.
Tu pries juste pour qu’il reste pas comme ça à vie.
Et comme t’as deux nichons (normalement), et qu’on te photographie leur intérieur de face et de profil, tu multiplies les instants glamour.
J’vais devoir me concentrer très fort sur la photo de la mosaïque de nichons pour oublier cette vision d’horreur.
Et va falloir que j’engage un malaxeur professionnel pour les réconforter du traumatisme.
Nan mais c’est pas remboursé par la sécu les gigolos de réconfort, j’te frai dire !

Une fois que t’es coincé avec la moitié de ton corps aplati dans la machine, la dame aux mains froides, elle te crie dessus :
« Arrêtez de bouger ! Respirez-plus ! ».
Ouais, ben pardon, c’est des choses que j’ai du mal à m'empêcher de faire…
Après, elle t’interdit de te rhabiller, et elle disparait pendant une éternité (le temps de mourir de froid).
Et c’est un monsieur qui débarque, mains en avant, et se met à te tâter la poitrine avant de te dire bonjour.
Il demande pourquoi t’es là.
"Pour prendre des cours de pêche au gros, bien sûr !"
Ca le fait par rire, mais ça le fait pas s'arrêter non plus...
Et finit par t’apprendre que bon, ça va, on voit rien de particulier sur la mammographie.
T’as juste envie de lui demander pourquoi il est toujours entrain de te tripotter dans ce cas.
Et tu maudis encore une fois les médecins trop scrupuleux qui flippent au moindre bout de gras.
Mais c’est pas fini, passque tu dois encore passer une heure dans une salle d'attente manifestement pas chauffée.
Etape 2 : La chokographie mammaire
Chouette, c’est le médecin qui m'a grillée en train de le matter outrageusement quand il est arrivé qui va m’examiner…
Ouais, mon créneau, c’est le médecin à grosse moto, et alors ?

Trop classe, je suis à l’aise, c’est bien !
En même temps j’ai déjà montré mes seins à la terre entière en même pas une matinée, je suis pas à ça près…
Le voilà qui demande :
« Ben alors, pourquoi vous êtes là ? Une fille si jeune et siii…. »
Bon, alors, mon gars, t’as déjà mes nichons dans les mains là :
Soit c’est trop tard pour les compliments, c’est plus la peine !
Soit tu fais un effort pour être un peu pro, ça m’aidera, merci !
Alors je lui ai lancé mon regard glacial de derrière les fagots, et il a pas fini sa phrase.
Bref, il examine Robert sous toutes les coutures, et prend des photos du dedans de son gras.
Puis il passe à René, mon néné de droite.
Je te rappelle que je venais pour Robert à la base.
Et que Robert et René étaient très bien à la mammo.
Que Robert avait rien du tout à l’écho.
Ben René il a quand même une tumeur dans le dedans de sa poche à gras.
Attention hein, pas un machin cancéreux, ni même potentiellement cancéreusement dégénérable.
C’est du rien du tout.

Mais c’est tout mon corps de merde ça :
Je viens pour un truc débile au nichon gauche, y’a rien, mais on me trouve un truc relou au nichon droit.
Bordel de corps à la con !
Et comme ma Pussy doctor elle est très (trop ?) précautionneuse, elle veut que je retourne chez le docteur-mateur, pour qu’il me plante une grande aiguille dans René et me prélève un bout de gras, histoire de savoir ce que c’est exactement que cette connerie de bouboule pas si petite que ça…
J’aime comme elle est rassurante celle là…
« Mais c’est pas urgent » qu’elle dit…
18:56 Publié dans Loose du corps pourri | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : seins, nichons, nibars, nénés, mammographie, échographie mammaire, mes nichons dans tes mains
25.11.2008
La journée d'Enzo - 3 septembre 2012
Enzo est assis à sa place, parmi ses 42 camarades de CP. Il porte la vieille blouse de son frère, éculée, tachée, un peu grande.
Celle de Jean-Émilien, au premier rang, est toute neuve et porte le logo d'une grande marque automobile.
La maîtresse parle, mais il a du mal à l'entendre, du fond de la classe. Trop de bruit.
La maîtresse est une remplaçante, une dame en retraite qui vient remplacer leur maîtresse en congés maternité.
Il ne se souvient pas plus de son nom qu'elle ne se souvient du sien. Sa maîtresse a fait la rentrée, il y a trois semaines, puis est partie en congés.
La vieille dame de 69 ans est là depuis lundi, elle est un peu sourde, mais gentille.
Plus gentille que l'intérimaire avant elle. Il sentait le vin et criait fort. Et puis il expliquait mal.
Du coup Enzo ne comprend pas bien pourquoi B et A font BA, mais pas dans BANC ni dans BAIE ; ni la soustraction ; ni pourquoi il doit connaître toutes les dates des croisades.
On l'a mis sur la liste des élèves en difficulté, car il a raté sa première évaluation. Il devra rester de 12 à 12h30 pour le soutien. Sans doute aussi aux vacances.
Hier, il avait du mal à écouter la vieille dame, pendant le soutien ; son ventre gargouillait.
Quand il est arrivé à la cantine, il ne restait que du pain. Il l'a mangé sous le préau avec ceux dont les parents ne peuvent déjà plus payer la cantine.
Il a commencé l'école l'an dernier, à 6 ans. L'école maternelle n'est plus obligatoire, c'est un choix des mairies, et la mairie de son village ne pouvait pas payer pour maintenir une école.

Son cousin Brice a eu plus de chance : il est allé à l'école privée à 3 ans, mais ses parents ont dû payer.
La sieste, l'accueil et le goûter n'existent plus, place à la morale, à l'alphabet ; il faut vouvoyer les adultes, obéir, ne pas parler et apprendre à se taire, se débrouiller seul pour les habits et les toilettes : pas assez de personnel.
Les enseignants, mal payés par la commune, gèrent leurs quarante à cinquante élèves chacun comme une garderie.
L'école privée en face a une vraie maternelle, mais seuls les riches y ont accès.
Brice a moins de mal, malgré tout, à comprendre les règles de l'école et ses leçons de CP. En plus, le soir il va à des cours particuliers, car ses parents ne peuvent pas l'aider pour les devoirs, ils font trop d'heures supplémentaires.
Mais Enzo a toujours plus de chance que son voisin Kévin : il doit se lever plus tôt et livrer les journaux avant de venir à l'école, pour aider son grand-père, qui n'a presque pas de retraite.
Enzo est au fond de la classe. La chaise à côté de lui est vide. Son ami Saïd est parti, son père a été expulsé le lendemain du jour où le directeur de l'école (un gendarme en retraite choisi par le maire) a rentré le dossier de Saïd dans Base Élèves. Il ne reviendra jamais.
Enzo n'oubliera jamais son ami pleurant dans le fourgon de la police, à coté de son père menotté. Il paraît qu'il n'avait pas de papiers...
Enzo fait très attention : chaque matin il met du papier dans son cartable, dans le sac de sa maman et dans celui de son frère.
Du fond, Enzo ne voit pas bien le tableau. Il est trop loin, et il a besoin de lunettes.
Mais les lunettes ne sont plus remboursées. Il faut payer l'assurance, et ses parents n'ont pas les moyens.
L'an prochain Enzo devra prendre le bus pour aller à l'école. Il devra se lever plus tôt. Et rentrer plus tard. L'EPEP (établissements publics d'enseignement primaire) qui gère son école a décidé de regrouper les CP dans le village voisin, pour économiser un poste d'enseignant.
Ils seront 45 par classe. Que des garçons. Les filles sont dans une autre école.
Enzo se demande si après le CM2 il ira au collège ou, comme son grand frère Théo, en centre de préformation professionnelle. Peut-être que les cours en atelier seront moins ennuyeux que toutes ces leçons à apprendre par cœur.
Mais sa mère dit qu'il n'y a plus de travail, que ça ne sert à rien.
Le père d'Enzo a dû aller travailler en Roumanie, l'usine est partie là-bas. Il ne l'a pas vu depuis des mois. La délocalisation, ça s'appelle, à cause de la mondialisation.
Pourtant la vieille dame disait hier que c'est très bien, la mondialisation, que ça apportait la richesse. Ils sont fous, ces Roumains !

Il lui tarde d'être en récréation. Il retrouvera Cathy, la jeune sœur de maman. Elle fait sa deuxième année de stage pour être maîtresse dans l'école, dans la classe de monsieur Luc. Il remplace monsieur Jacques, qui a été renvoyé, car il avait fait grève. On dit que c'était un syndicaliste qui faisait de la pédagogie.
Il y avait aussi madame Paulette en CP ; elle apprenait à lire aux enfants avec des vrais livres ; un inspecteur venait régulièrement la gronder ; elle a fini par démissionner.
Cathy a les yeux cernés : le soir elle est serveuse dans un café, car sa formation n'est pas payée. Elle dit : « A 28 ans et un bac +5, servir des bières le soir et faire la classe la journée, c'est épuisant. » Surtout qu'elle dort dans le salon chez Enzo, elle n'a pas assez d'argent pour se payer un loyer.
Après la récréation, il y a le cours de religion et de morale, avec l'abbé Georges. Il faut lui réciter la vie de Jeanne d'Arc et les dix commandements par cœur. C'est lui qui organise le voyage scolaire à Lourdes, à Pâques.
Sauf pour ceux qui seront convoqués pour le soutien...
Enzo se demande pourquoi il est là...
Pourquoi Saïd a dû partir.
Pourquoi Cathy et sa mère pleurent la nuit.
Pourquoi et comment les usines s'en vont en emportant le travail.
Pourquoi ils sont si nombreux en classe.
Pourquoi il n'a pas une maîtresse toute l'année.
Pourquoi il devra prendre le bus.
Pourquoi il passe ses vacances à faire des stages.
Pourquoi on le punit ainsi.
Pourquoi il n'a pas de lunettes.
Pourquoi il a faim.
Ce n’est pas moi qui ai écrit ce texte.
J’aurai bien aimé.
Mais il explique pourquoi je fais grève.
23:51 Publié dans Maîtresse ² | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : grèves, profs, insitis en grève, réforme darcos, rased, au secouuuurs
24.11.2008
Surpriiiiiiiiiiise !!!
Il était une fois des gens.
Ils avaient le vice dans la peau, et, conduits par la plus vicieuse d’entre tous, la Nath De Pokanel, ils m’ont fait un anniversaire surprise.

Cette perverse de Nath m’avait convié à une soirée Star Ac / sushis.
J’aime pas la Star Ac, mais j’aime mes coupines et les sushis.
Alors je me suis pointée chez elle vendredi soir, harassée par une journée de travail.
Et tout plein de gens sont sortis du noir en hurlant « Bon anniversaiiiiiire ! » dans mes pauvres oreilles.
J’ai juste frôlé la crise cardiaque quoi.
Après une minute de mort cérébrale, j’ai fini par comprendre ce qu’il se passait.
Et j’ai dit bonjour aux gens.
Si y’a bien une occasion où faut se forcer à être polie, c’est là quand même.
Tout plein de gens avaient fait le déplacement rien que pour moi.
Du gens qui se connaissait pas, du gens qui a fait l’effort de venir et se mélanger aux autres.
C’en était trop pour mon petit cœur.

Je me dis qu’ils auraient eu l’air bien cons si j’étais morte foudroyée quand même…
Même que j’aurai bien aimé voir ça, hin hin hin…
A la place, j’ai continué à trembler au moins une bonne demi-heure, tout en essayant de papoter le plus naturellement possible avec tout le monde.
J’ai appris que l’instigatrice du complot, c’était la fameuse Nath (Pute, va !) et que tout ce ramassis de gens bons s’échangeait allègrement des mails dans mon dos depuis des semaines…
Autour d’un plat de malgachie et des gatals (Loutre represent), rien que pour mes beaux yeux, nous avions donc:
Nath De Polnareff,
Gallïane et Elienaï (c’est Madame et Monsieur Murmures De La Mosaïque de Culs que je vais pas gagner si tu votes pas),
La papesse du croustibat glossé,
Mon petit poney rose,
Monsieur Gabriel et son Amanda,
Conasseee
et la Divine Cervoise.
Ouais.
Rien que ça.
Le gratin du top de la crème du pavé du haut de la blogosphère autant dire.

Quand vint l’heure du soufflage de la multitude de bougies (on passera sur leur nombre exact, je vous remercie) et des cadals, j’ai eu le plaisir de constater que quand même, y’en a qui lisent mon blog…
En plus d’une place pour un concert le lendemain et d’une poche portative en animal mort, j’ai adopté un nouvel animal de compagnie.
Et laisse moi te dire que c’est mon nouveau meilleur ami, et qu’on n’est pas prêt de le détrôner celui là…
Après moult discussions tant profonde que futiles, la princesse (c'est mouâ) regagna son palais sur les coups de 7 du mat.
Son mascara avait tout coulé, elle avait un nouveau sex toy sous le bras, elle était morte de fatigue, elle avait plus d’essence dans son carrosse, elle avait pris froid à force de décolleté, mais elle était heureuse !
Il ne lui restait plus qu’à écrire un billet sur son blog pour crier
MERCI LES GENS !!!!
21:43 Publié dans Nama, fille lumière | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : anniversaire, surprise, sushis, copines, gateaux, malgachie, blogosphère
23.11.2008
Mon ami Igor
Pardon, je fais de la rediff', mais comme y'a eu de la friture sur la ligne, certains articles sont passés à la trappe...
Vous conviendrez avec moi que c'est dommage hein.
OUI, c'est dommage.
Puisque je vous le dis!
Vendredi soir, avec la loose sentimentale team, aka collègue-à-mi-temps, collègue-remplaçante and myself.
Un petit verre pour finir la semaine, et se raconter nos looses.
Passque bosser à Bonheurland, au milieu des femmes enceintes extatiques, c’est bien sympa.
Mais ça va deux minutes.
Accoudées au bar, chacune y va de son récit du plusse pire rancard pourri.
Et y’ a du lourd…

On rigole, on dit du mal, on est des filles.
Brusquement, je me retrouve imbibée de bière.
Non, pas que j’aie picolé comme une malade.
Mais un malade m’a renversé sa pinte sur les genoux.
Comme technique de drague, on a vu mieux…
En tout cas, moi, ça m’a rendue particulièrement acariâtre.
J’aime pas plus que ça sentir le vomi froid toute la soirée.
Du coup, le dragueur en goguette a été reçu plus que froidement…
Ça, je sais faire…
Pour s’excuser, il nous paye un verre.
Moi je suis du genre à pas accepter et à faire dégager le gars très vite et sans ménagement.
Mais les copines ont décidé de la jouer pétasse.
Alors on s’est laissé offrir un verre, et on a écouté le boniment du bonhomme.

Il s’appelle Igor, il est Serbe, et cet Igor, c’est un phénomène.
Comble de l’intégration, chaque fois qu’il dit son nom, il précise « Igor d’Hossegor ».
Bonjour le niveau…
Igor d’Hossegor, à 19 heures, il est déjà tellement bourré qu’il tient plus debout.
J’ai rien contre les alcooliques (j’en suis une)
mais c’est moyen festif de se murger seul au bar l’après midi.
Igor d’Hossegor, comme il tangue, il se frotte à ta cuisse.
Nan mais c’est quoi ce truc que j’ai avec les frotteurs moi ?
Igor d’Hossegor, pour faire mystérieux et exotique, il joue de son accent à couper au couteau.
Sauf que comme il est bourré et qu’il mélange 3 langues, ben on comprend rien à ce qu’il dit.
Igor d’Hossegor, au bout de trois minutes de conversation, il te dit qu’il est beau gosse.
Alors qu’il est quand même particulièrement laid.
Igor d’Hossegor, il enchaine en te disant que de toute façon, lui il a de l’argent, il peut t’avoir comme il veut.
Ouais, c’est ça, et mon deuxième prénom, c’est Pupute.
Igor d’Hossegor, il veut t’offrir un deuxième verre alors que t’as même pas encore touché au premier.
Mais faut le comprendre, c’est pas facile de faire savoir qu’on a de l’argent.

Passé un point, avec les copines, on a décidé que la plaisanterie avait assez duré.
Se moquer des cons, c’est bien, mais faut pas oublier qu’on était venues pour se raconter nos lifes.
Alors on a essayé d’expliquer à Igor d’Hossegor qu’on aimerai bien pouvoir continuer notre conversation sans lui.
Et que comme son pote venait d’arriver ça serait pas mal qu’il aille le retrouver et nous laisse tranquille.
Ça n’a eu pour effet que de lui faire se coller un peu plus fort contre moi.
Et là, ça m’a franchement saoulé.
Je lui ai demandé de se reculer, parce que là c’était plus possible.
Et qu’il fallait qu’il arrête de me parler à 3 cm de la figure aussi parce que c’est insupportable.
Hé ben le Igor, ça l’a vexé.
Alors il s’est énervé, s’est embrouillé, et m’a postillonné dessus.
Le postillon plus le demi litre de bière sur le manteau neuf, c’en était trop.
Il fallait qu’il parte très vite.
Et comme je peux être très persuasive (hin hin hin), il est parti très vite.
Sauf qu’il a fait demi-tour dans la rue et qu’il est revenu un quart d’heure plus tard…
Passqu’une de mes traitresse de voisine de bar avait lâché l’info que j’étais russe.
Et ça venait de lui arriver au cerveau.

Alors il est venu, et il a tenu à me parler en anglais.
Vu que j’avais réussi à avoir le fin mot de l’histoire de rupture de copine-collègue, ça m’a intrigué.
Et là, ça a été le comble du comble.
« Ouais, toi et moi, on se comprend, on est slaves. »
Heu ok…
« Nan mais tu sais, ce que je veux dire hein, tu comprends toi ! »
Beeeeennn, pas exactement…
« Oui, nan mais tu vois, toi et moi on est de la race supérieure. Pas comme cet Italien là… »
Mais c’est ton pote quand même là dont tu parles…
« C’est pas pareil, tu sais bien, la race supérieure, on vaincra ! »
Putain, mais en plus d’être con, t’es franchement flippant en fait…
« Nan mais moi, j’ai de l’argent, moi ! Moi, je suis de la mafia moi ! »
Ouais, super, contente pour toi…
« Voilà, alors tu vois, toi et moi, on devrait coucher ensemble ! »
Dégage…
23:55 Publié dans Nama, fille lumière | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : drague hadeubal, facho des bars, mec bourré, gros lourd, con raciste, bierre
20.11.2008
Second date
Mercredi soir, j'ai vécu un grand moment.
J'ai décroché un deuxième rendez-vous avec mon futur mari.
Comme toute greluche pintadement constituée, j'ai appelé la Terre entière.
Bien sûr que ça intéresse tout le monde!
Y'a même des gens qui m'avaient chaudement recommandé de tout faire pour m'y rendre, que ça allait être trop bien, tout ça, tout ça.
Je n'en doutais pas une seconde, mais bon, voilà, fallait que je me motive un peu quoi.

Ensuite, j'ai passé une heure devant ma penderie.
Une autre devant mon miroir.
Et j'ai rameuté la bande de copines pour m'accompagner.
Ben quoi?
J'ai 12 ans si je veux...
Elles ont d'ailleurs failli me faire arriver en retard, les vaches!
Une fois arrivée sur place, mon fiancé m'a présenté à ses potes.
Que des gars bien.
Et pas qu'un peu talentueux.
On s'est tout de suite beaucoup plu.
Y'a juste eu la-copine-qu'on-connait-pas-bien-mais-au-fait-qui-l'a-invitée-??? qui a été jalouse (je la comprend faut dire, hin hin hin), et qu'a fait sa dédaigneuse avec moi...
Mais bon, c'est pas ma faute si notre bonheur et notre complicité saute aux yeux du monde, épicétou.

De blagues pourrites en impros de jazz manouche, on a tous fini par se dandiner de la hanche et taper dans nos mains en rythme.
Ok, j'en conviens, y'a plus intime comme rancard...
C'était un peu peulpé...
On n'aurai peut être pas dû se donner rendez-vous à l'Olympia avec Thomas...

Aller, c'est dit, le troisième rendez-vous, ça sera en tête à tête!
En attendant, jette un oeil sur notre sex-tape va:
Ah, tu vois, toi aussi tu ondules, on peut pas résister j'te dis!
'tin, prendre son pied dans un train en marche avec Thomas Dutronc , c'est pas trop de la hype bloguesque ça madame?
16.11.2008
Casting
J'ai appris par Collègue-remplaçante que dans la grande communauté des instits-remplaçants, mon école était surnommée Bonheurland.
Pas pour le bonheur qu’on a à y travailler.
Que non.

Parce qu’ils trouvent que dans mon école, on est tous beaux.
Et à la réflexion, c’est bien vrai.

C’est plutôt agréable de travailler au milieu de filles canons et de mecs pas laids….
Même que les autres, ils croient qu’y a un casting à l’entrée.

En plus, tout ce petit monde est en phase bonheur radieux, mon couple va bien, on se construit une petite famille, c’est la béatitude.
Si on rigolait pas tant, je changerai d’école tiens.
23:55 Publié dans Maîtresse ², Nama, fille lumière | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : gens beaux, école, collègues, bonheur
12.11.2008
Du cul, du cul, du cul!
Des nichons et des poils aussi.
Y'a de tout dans la mosaïque de Gallïane.
Mais y'a surtout moi.
Et maintenant, tu peux voter.
Pour moi s'entend.
Parce que j'ai le plus beau papier peint, je te rappelle.
Et les porte-jartelles, c'est un bienfait pour l'humanité.
Ou au moins pour les photos de mon cul.
C'est un fait avéré.

Donc, mon ami(e), tu cliques sur le lien, et tu vas voter pour moi, et deux autres gens nus.
T'as vu, pour les autres voix, je te laisse choisir.
Chuis sympa quand même.
En plus d'avoir le plus beau papier peint.
23:55 Publié dans Nama, fille lumière, Sexydicule | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : mosaïque, multitude, cul, nichons, poils, gens nus, papier peint
11.11.2008
getting old
revoir ses copines d'avant, c'est bien.
j'adore ces filles.


on n'arrête pas de se dire qu'on ne se voit pas assez souvent.
et on ne se voit pas plus.
c'est qu'on a des vies quoi...
alors quand on arrive à se voir, c'est papotage, ragots, et rigolades.
et c'est bieeeeeeen!
sauf que là, on a pris conscience d'un truc:
ça fait 10 ans qu'on est amies.

putain, 10 ans!
y'a 10 ans, quand on parlait mecs, on savait pas trop, on n'osait pas, c'était compliqué, et ils étaient bizarres...
y'a 5 ans quand on parlait mecs, on savait, on y allait, mais c'était compliqué, et ils avaient quelqu'un d'autre...
aujourd'hui, quand on parle mecs, oui, on sait, oui on y va, oui, c'est compliqué, mais c'est parce qu'ils ont des ex-femmes et des gosses...

on vieillit les filles, on vieillit...
23:56 Publié dans Nama, fille lumière | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : vieillerie, filles entre elles, vieilles amies, les mecs c'est compliqué
10.11.2008
Welcome
Bienvenue dans mon nouveau chez moi.
Comme ton œil finaud a pu l’observer, y’a pas grand-chose qui a changé ici.
Ben oué.
D’une j’ai pas trop de temps en ce moment.
De deux, je suis une hyper-quiche, et ça va me prendre des semaines pour comprendre comment ça fonctionne chez les nouveaux gens.
Faudra que je pense à ranger mes conneries dans des catégories par exemple.
Et à faire quelque chose pour cette bannière aussi.
Ou je vais finir par ressembler à une fille à blog de chat…
Et ça, personne ne le souhaite.

Non hein…
En cette période de transition, je fais appel à toute votre indulgence.
Et si vous avez pas ça en magazin, je vous zutte.
En vous remerciant.
23:55 Publié dans Nama, fille lumière | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pendaison de crémaillère

































